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BALKIARA LA GRANDE GUERRIERE PHILOSOPHE

Si mes écrits vous dérangent, sachez que vous n'êtes pas obligés de venir les lire.

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Les Cascades de Jade

Démogron entraînait Balkiara dans une dense végétation luxuriante. Le temps de ces derniers mois avait fait du bien à tout le monde : êtres humains, animaux et végétaux ! Arrivé près d'un bosquet de Plantes des Rois, il la fit passer devant lui, et lui cacha les yeux. Ils avancèrent lentement et, quand ils furent arrivés, le géant enleva ses mains, découvrant le lieu à Balkiara.

Devant elle, une cascade de cinq mètres de haut déversait une eau pure et chaude (sa source se trouvait sous le Mont Assarni, un volcan à l'activité quasi-inexistante, mais assez chaud pour produire des bains à plus de trente cinq degrés !). Les larges feuilles des Plantes des Rois s'ouvraient en corolles colorées au bord du bassin d'eau d'un vert de jade. Ledit bassin se déversait dans un second par un toboggan de pierre naturel, qui se déversait lui même dans un troisième, et ainsi de suite. Il y avait en tout vingt-six bassins et vingt-sept cascades. Un lieu paradisiaque...

Balkiara resta bouche bée devant la vision de ce lieu qui paraissait irréel tellement il était merveilleux. Elle se retourna et le regarda amoureusement « Démogron, c’est magique, stupéfiant, extraordinaire… je ne trouve pas de mot assez fort pour exprimer ma joie… On se baigne ? ». Sans attendre la réponse, elle se dirigea vers la rive, enlevant ses vêtements tout en marchant. Elle arriva nue sur la rive et plongea. Lorsqu’elle émergea, elle riait « Allez, viens, elle est super chaude ! ».

Sans se faire prier, le géant se dévêtit rapidement, et se jeta à l'eau, éclaboussant Balkiara en riant. « For-mi-dable ! » Murmura le géant, heureux. Balkiara l’éclaboussa à son tour et se sauva en nageant « Tu as raison, c’est extraordinaire ». Le géant sourit, et plongea sous l'eau. Il nagea jusque sous Balkiara et, l'attrapant par ses longues jambes fuselées, il la mit sur ses épaules avant d'émerger à nouveau « Excuse-toi, petite elfe » ordonna t-il d'une voix caverneuse « ou tu seras châtiée ! ». Balkiara se mit à rire de plus belle « M’excuser ? Jamais ! Tu ne me châtieras pas car tu m’aimes trop pour ça ! ». Elle essaya de se libérer.

« Ah oui ? » demanda le géant en souriant cruellement « Tu vas voir, tu vas demander grâce ! ». Il la fit tourner sur elle-même, et se retrouva avec sa tête entre les cuisses de l'elfe. Commença alors un horrible supplice labial digne des pires tortionnaires de Kelhya... Balkiara était très fière et n’avait pas l’intention de céder « Je ne capitulerai pas… il faudra trouver autre chose… ». Elle se mit à gémir de plaisir « Quelle affreuse torture… j’espère que je serais la seule à être torturée ainsi… »

Le géant continua à stimuler l'objet du désir de sa compagne, puis, la sentant se cabrer à la venue de l'orgasme, il arrêta, la laissant pantelante et ses désirs non satisfaits...

*Je sens qu'un nouveau type de guerre est en train de voir le jour... Puisse les conflits futurs avoir à toujours se résoudre ainsi...*Il sourit avec amusement.

*Attention, quand on attaque Balkiara, Balkiara contre-attaque !*

Balkiara ne comprenait pas à quel jeu il voulait jouer. Il agissait ainsi pour la première fois et elle était très surprise ! Pourquoi avait-il arrêté ! Elle le martela de petits coups de poings « Tu ne vas tout de même pas me laisser sur ma faim ! Emmène moi sur le rivage ! ». Le géant repoussa les coups de poing de l'elfe et éclata de rire « Et alors, grande guerrière ! On perd ses instincts combatifs ? On refuse de combattre en terrain inconnu ? ». Balkiara fit la moue et posa sa tête sur la sienne. Elle lui caressa ensuite le dos « Allez, mon Amour, emmène moi sur le rivage, s’il te plait ! Je commence à avoir un peu froid hors de l’eau ».

Le géant s'exécuta, et ils s'allongèrent tous les deux sur des larges pierres polies brûlantes qui chauffaient au soleil depuis le début de l’après-midi « ça c'est la vie », soupira le géant, et appréciant la chaleur dans son dos. Balkiara s’allongea sur Démogron et commença à le caresser tout en l’embrassant langoureusement « Maintenant, que j’ai réussi à me faire ramener sur le rivage, tu vas terminer ce que tu as commencé ! ». Elle se fit de plus en plus entreprenante.

« Ça se fait mater à plat de couture et ça continue à donner des ordres » murmura le géant en commençant à caresser les splendides seins de l'elfe. Balkiara lui mordit le lobe de l’oreille « Mater ! Qui a été maté ? Tu avais l’avantage de la taille, le combat n’était pas équilibré ». Elle commença à couvrir son torse de baisers. Le géant éclata de rire, puis renversa gentiment l'elfe en arrière. Il contempla ce corps splendide, nu, encore mouillé, et offert. Ces cuisses ouvertes sur un trésor de plaisir, ces jambes longues et musclées, cette taille fine, ce ventre plat, cette peau satinée, ces seins fermes, et ce visage mutin et adorable. Il l'admira avec amour, et ses mains reprirent leur exploration des versants intérieurs de ses cuisses « Que tu es belle » murmura t-il, émerveillé. Balkiara passa ses doigts, délicatement, sur les parties intimes de Démogron « Profitons pleinement de cet instant. Montre moi de quoi tu peux être capable ! Prends-moi ! ». Elle continuait à le caresser et à l’embrasser amoureusement.

Le géant sourit et l'embrassa, avant de conduire son pénis entre les lèvres entrouvertes du sexe de sa femme « Je t'aime » murmura t-il en la pénétrant avec douceur. « Je t'aime » répéta-t-il alors que son sexe glissait en Balkiara, faisant monter lentement le plaisir en eux. Balkiara l’accueillit en elle avec volupté. Elle se cambrait de plaisir et gémissait, au rythme des mouvements de son partenaire. Elle se laissa glisser dans la béatitude de la jouissance, l’autorisant à toutes les folies, l’autorisant à tous les excès « Moi aussi je t’aime plus que tout au monde ! ».

Démogron et Balkiara gémissaient de concert, soupiraient ensemble et jouissaient avec une telle intensité que le géant se mordit la lèvre inférieure jusqu'au sang pour s'empêcher de rugir de joie et de plaisir. Finalement, mutuellement comblés, pantelants et amoureux, les deux amants se laissèrent glisser ensemble dans un demi-sommeil plein de douces odeurs sucrées et du goût fruité de l'amour partagé.

Balkiara effleurait de ses doigts le corps puissant et musclé de son compagnon. Elle s’allongea ensuite sur lui, passa son index sur sa lèvre inférieure, essuyant ainsi la gouttelette de sang qui perlait. Puis, elle l’embrassa longuement, savourant ce baiser au goût de sang. Cela la rendit plus sauvage et elle griffa le torse de son compagnon, y laissant des stries ; des petites perles rouges apparurent, sur lesquelles elle passa sa langue avant de l’embrasser à nouveau. Elle mit ensuite sa tête sur le thorax du géant, et des larmes commencèrent à couler sur ses joues. Ce moment était trop intense pour être vrai !

« Démogron, je voudrais que ce moment dure l’éternité ! Il est trop merveilleux pour être réel ! J’ai peur de me réveiller et que tout ceci ne soit qu’un rêve !». Elle passa ses bras autour de son cou et le serra très fort. Elle pleurait toujours, mais c’était de bonheur. Ce moment était trop fort et elle était submergée par une vague de sentiments inconnus jusqu’alors « Pourquoi sommes-nous si heureux ici, dans cet endroit paradisiaque et qu’il n’en est pas de même au Morvor ? Je ne sais pas pourquoi dès que je suis là-bas, dans ce duché de malheur, la haine m’envahit ! J’ai peur, peur de te faire mal si nous vivons là-bas ! Tu dois m’aider et me dire comment combattre ces émotions qui me dominent et que je ne contrôle pas. Crois-tu que je pourrais vous nuire, à Cassiodora et toi ? ».

Le géant rendit à Balkiara son baiser sauvage, puis il se fit de nouveau grave. Il s'assit, et prit Balkiara face à lui, avant de plonger son regard dans les yeux embués de larmes de sa compagne.

Balkiara, murmura t-il d'une voix douce mais autoritaire. Nous avons faibli, tous les deux, et c'est de cette perte de fermeté que nos divergences et nos disputes sont apparues. Il posa son front contre celui de l'elfe « Nous nous sommes séparés en chemin, et il est temps que nos routes se recroisent pour ne plus faire qu'une seule voie uniforme ! Je t'aime, Balkiara, mais je crois que nous ne pouvons plus continuer ainsi ». Son regard était toujours profond et déterminé « J'ai succombe à la partie de moi qui constitue tout mon extrémisme libéré, je n'ai pas réussi à accomplir la symbiose. Du moins jusqu'à ces derniers temps. Et pour quelle se fasse entièrement, il est nécessaire que nous soyons unis, car sinon cette partie de moi me détruira ». Il se tut un instant puis reprit « Et toi, même si tes divergences internes ne se manifestent pas aussi clairement que moi, il est évident que tu souffres autant, car tu ne sais que suivre : le fondamentalement bon, ou le fondamentalement mauvais. Et tant que nous ne suivrons qu'une seule de ces voies, nous nous détruirons en nous même.
Aussi, je crois qu'il est temps que nous accomplissions la symbiose. Maintenant et ici ».

Balkiara prit la tête de Démogron entre ses mains et l’embrassa avec fougue. Il avait raison, elle s’était éloignée de lui progressivement, sans s’en rendre compte. Elle n’était plus la Balkiara qui suivait Démogron aveuglément comme au début « Tu as raison, mon Amour. Je ferai tout ce que tu me demanderas… enfin je vais essayer du plus profond de mon âme ». Elle le regarda tendrement « Je suis prête à toutes les folies pour ne pas te perdre ! Ordonne et j’exécuterai ».

Démogron secoua la tête « Ce n'est pas une question d'obéissance envers moi, Balkiara. C'est beaucoup plus complexe que ça. Il s'agit que nous partagions mutuellement les mêmes convictions, la même idéologie, la même volonté, et ce, en accord avec les deux parties contradictoires de notre psychisme ! Il s'agit de concilier ces deux instances paradoxales pour qu'une symbiose ait lieu ! En nous, et entre nous ! ». Balkiara le regarda, étonnée « Mais qu’attends-tu exactement de moi ? Tu sais, je n’ai jamais été vraiment indépendante. Mon père m’a dirigé durant de longues, de très longues années. Et puis, lorsque je suis arrivée à Néraka, tu étais là ! Et durant des semaines, un combat s’est déroulé en moi… ». Des larmes coulèrent à nouveau, inondant son visage « Je ne sais pas qui je suis réellement, ni ce que je veux vraiment. Il faut que tu m’aides, que tu me diriges ! Je suis prête à avoir tes idées, tes convictions, ton idéologie… je veux ne faire qu’un avec toi de quelque manière que ce soit… Tu me demandes d’être forte, mais en vérité je ne le suis pas. C’est une carapace que je me suis forgée pour ne plus souffrir ! ».

Elle le suppliait du regard, telle une enfant apeurée « J’arrive déjà à mieux contrôler mes colères, mais je suis trop impulsive et je ne supporte pas de perdre ce à quoi je tiens le plus. Tu dois m’apprendre ! Si tu ne te montres pas plus fort que moi, je risque de faire n’importe quoi. Tu dois me dominer et me contraindre si tu veux obtenir quelque chose de moi. Cela peut paraître surprenant d’entendre ces paroles pour toi, mais il n’y a pas d’autre moyen, j’en ai bien peur ! Telle est ma façon de fonctionner ! ».

Démogron attira l'elfe à lui, et la serra dans ses bras « Très bien, Balkiara, nous allons procéder comme ça, alors. Mais je n'aime pas être en conflit ouvert avec toi. Je ne veux pas t'obliger, et tu sais bien que cela me ferait mal ». Il soupira « Nous devons être sur la même longueur d'onde, mon amour... ». Il la lâcha finalement, et se redressa « Les paroles que je vais proférer n'engagent que moi, et ne reflètent que la pensée symbiotique que je tente d'élaborer en moi pour concilier le Reptile et... et moi... Mais si tu décides d'y adhérer, tu n'auras qu’à les répéter... ». Il se tut, lui lançant un regard incertain, puis tenta de reprendre son assurance. Il leva les bras aux cieux, et clama :

Je crois en la Richesse et la Gloire,
En la Violence et le Pouvoir,
Je crois en la Colère et la Haine,
En la Liberté et l’absence de chaînes !

Le Bien et le Mal,
Ne s’ont qu’abstraites notions,
Lorkin et Baal,
Ne sont que des noms !

Qu’importe les Morts et le Sang,
Qu’importe les victimes et les innocents,
Les faibles n’ont pas leur place en Asturyan,
Et notre voie sera pavée d’or et de crânes !

Je crois en la puissance du vice et de la luxure,
En la force des arcanes obscures,
Je crois en la Mort et quiconque s’oppose à moi périt,
J’appartiens à la Légion et méprise la Vie !

Balkiara le regarda amoureusement « Moi non plus, je n’aime pas être en désaccord avec toi, mais parfois, c’est plus fort que moi. Je t’aime trop et cela m’effraie ». Elle commença à répéter les paroles de Démogron, en marquant un temps d’arrêt à la fin de chaque phrase, comme pour s’en imprégner totalement. Lorsqu’elle eut terminé, elle leva les yeux vers lui, interrogative « Et Cassiodora ? Comment évoluera-t-elle au milieu de tout cela ? Elle est encore si petite et fragile ! Auras-tu le temps de t’occuper de son éducation ? ». Démogron enveloppa sa femme d'un regard plein d'un infini amour, et la prit de nouveau contre son coeur « Je te jure que notre fille grandira avec les enseignements et l'amour de son père ! As-tu déjà vu comme elle est douée et sérieuse ? Elle sera un enfant prodige, mon amour ! Elle sera le produit de notre union : splendide et magnifique, mortelle et intraitable ! ».

Balkiara se sentit rassurée dans les bras de Démogron. Cette étreinte était une protection, un rempart contre le monde extérieur « Tu as raison, cette petite nous réserve de nombreuses surprises pour le futur. Elle te ressemble et a ta détermination. Nous formerons la famille idéale d’Asturyan. Tout le monde nous enviera et nous serons soudés tous les trois à tout jamais. Sache que je ne laisserai jamais personne tenter de briser notre union, notre symbiose ». Elle s’écarta de lui et le regarda plus déterminée que jamais « Je fais la promesse, ici, devant toi, que je tuerai quiconque s’interposera entre nous, qu’il s’agisse d’un homme, d’une femme ou même d’un enfant ! Je n’aurai aucune pitié pour celui qui tentera de me priver du bonheur. Comme je te l’ai déjà expliqué, dans le passé j’étais Déanna et j'ai perdu ma famille, mon fiancé et ma vie. Aujourd’hui, je suis Balkiara, et je ne laisserai rien ni personne me priver de ce que j’ai de plus cher au monde ! ».

Le géant se sentit empli d'une fierté sans borne pour cette petite elfe si déterminée. Il l'embrassa derechef, puis sourit « Veux-tu que nous rentrions ? Cassiodora doit être réveillée, à présent ! Je te parie tout ce que tu veux qu'elle attend patiemment dans son berceau, son épée à la main ! Ajouta-t-il en éclatant de rire. Balkiara perdit son air grave et se mit à rire « Elle adore son épée et la manie d’ailleurs très bien. Elle ne la quitte pour ainsi dire jamais ». Elle remit ses vêtements, se dirigea vers sa monture et l’enfourcha « Allons-y ! On fait la course ? ».

Le géant s'était rhabillé en vitesse, et enfourcha Nigthmare « Tu n'as aucune chance, petite elfe ! » répondit-il avec un sourire amusé. Et il partit au galop en direction de la taverne Nérakienne. Balkiara le suivit au galop.

Ecrit par Démogron et Balkiara, le Dimanche 19 Novembre 2006, 12:19 dans la rubrique "Histoire d'un Amour Eternel".

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